Note réalisée en collaboration avec la société de gestion WiseAM

Devant les évolutions récentes de la crise sanitaire et économique liée à l’épidémie de coronavirus, nous avons décidé d’essayer d’apporter des informations régulières tant sur l’économie que sur les actions réalisées dans les portefeuilles. Ainsi, nous publierons chaque jour un Flash rapide et succinct des faits principaux de la veille et des opérations réalisées par notre société de gestion.

FLASH QUOTIDIEN #31 – 28 avril 2020

EDOUARD PHILIPPE DONNE LES GRANDES LIGNES DU PLAN DE DECONFINEMENT

Le Premier Ministre a présenté cet après-midi devant l’Assemblée Nationale le plan de déconfinement qui pourrait entrer en vigueur à partir du 11 mai. Parmi les principales annonces à retenir, celle tant attendue de l’échéance est essentielle : en effet la date prévue du 11 mai pourrait être repoussée « si les indicateurs ne sont pas au rendez-vous ». Par ailleurs, des masques seront distribués à la population par l’intermédiaire d’une plateforme de commerce en ligne dépendante de La Poste et la capacité de dépistage des cas sera de 700 000 tests par semaine. Concernant les écoles, la reprise se fera de façon progressive en commençant par les écoles maternelles et élémentaires sur la base du volontariat. Les collèges seront les suivants, classes de 6ème et 5ème en tête, et les lycées devront attendre début juin pour reprendre. Les commerces devraient pouvoir reprendre leur activité, à l’exception des restaurants et des bars dont la date de réouverture est encore incertaine. Enfin, si le gouvernement avait provoqué un tollé en évoquant un déconfinement par régions début avril, il a totalement changé de stratégie en planifiant un déconfinement… par départements ! L’incertitude reste donc grande pour les zones urbaines les plus touchées par l’épidémie. Pour résumer cette situation inédite, et comme cela pouvait être anticipé, la question du déconfinement reste sujette à débat. Entre l’état d’urgence sanitaire et la nécessité de relancer l’économie, il est à l’évidence difficile de trouver le juste équilibre…

QUEL IMPACT DE CE PLAN POUR L’ECONOMIE DE DEMAIN ?

A l’heure où les mesures de déconfinement se précisent, les investisseurs se penchent sur leurs effets potentiels… et ils sont nombreux ! A quelle vitesse la reprise pourra-t-elle se faire ? Quels secteurs seront les bénéficiaires de cette crise ? Lesquels seront aptes à retrouver un rythme de croisière rapidement ? Comment surveiller les taux d’infection et les risques de seconde vague du virus ? Cette liste de questions, loin d’être exhaustive, donnerait déjà beaucoup de grain à moudre à une équipe d’analystes chevronnés ! Le monde de demain sera très probablement bien différent de celui que nous connaissions il y a encore quelques semaines… Toutes les informations qui vont circuler à ce sujet, données médicales en tête, resteront volatiles et de nature à compliquer le travail d’analyse qui doit en découler. De la même façon, il sera légitime de faire le bilan et de s’interroger sur la façon dont cette crise a été gérée par les gouvernements, dont la cote de popularité souffre dans certains pays. Tous ces aspects, et bien d’autres encore, doivent plus que jamais être intégrés à la réflexion de l’investisseur avisé… C’est surtout la vision à long terme qui doit être privilégiée, elle seule permettant en effet de mesurer l’impact à long terme de l’action des Banques centrales sur les différentes classes d’actifs.

L’ASSOUPLISSEMENT DES CONDITIONS DE CREDIT EN ZONE EURO

L’un des points positifs qui découlent de l’action des Banques centrales, et plus particulièrement celle de la BCE, pourrait être un accès largement facilité au crédit pour les agents économiques de la Zone Euro. En effet, entre l’afflux important de liquidités dans le système bancaire et les garanties offertes en parallèle de ces lignes de crédit, les conditions d’accès au crédit devraient s’assouplir rapidement alors que ces dernières s’étaient fortement durcies pendant les premières semaines de la crise sanitaire. On notera toutefois que tous les pays de l’Euro zone ne sont pas logés à la même enseigne, le durcissement de l’accès au crédit ayant été plus fort en Italie et en Allemagne, tandis qu’il est resté moins marqué en France.

LE POINT COVID-19 DU JOUR

Si le nombre de décès dans les hôpitaux français est reparti à la hausse sur la journée du 27 avril (295 décès contre 152 la veille), on observe que la tendance globale continue d’être à la baisse. Pour rappel, les deux premières semaines du mois d’avril ont vu des pics journaliers pouvant atteindre les 600 décès, et le fait que le nombre de personnes en réanimation continue de baisser est également signe que la hausse d’hier ne signifie pas que le virus gagne à nouveau du terrain. Ailleurs dans le monde, le cap du million de personnes atteintes du Covid-19 sera atteint ce jour aux Etats-Unis, et ce alors que 56 000 personnes ont trouvé la mort des suites du Coronavirus. La campagne de dépistage se poursuit de façon active, et ce sont près de 5,6 millions de personnes qui ont été testées pour tenter d’endiguer la progression du virus.

Principaux indices

 

En France, une enquête de l’INSEE auprès des ménages, conduite du 27 mars au 18 avril, a montré une chute de la confiance en avril. Le recul de 8 points de l’indicateur synthétique (à 95) est la plus forte baisse mensuelle enregistrée depuis le début de l’enquête en 1972. Les ménages français sont nombreux à attendre une augmentation des prix au cours des douze prochains mois.

 

Les taux d’emprunt de l’Etat Français à 10 ans sont toujours voisins de zéro, la signature France reste bonne :

 

A la suite des interventions de la BCE, les taux italiens eux redescendent légèrement :

 

L’indice Américain reste plus performant dans le rebond que l’indice Européen :

 

 

La volatilité, elle, est toujours à la baisse mais il est nécessaire à ces niveaux de rester très attentifs :

 

La diversification sectorielle reste essentielle :

 

*Performance calculée sur les cours du 28/04/2020 à 17h30 heure française.

Revue de presse