Notes réalisées en collaboration avec la société de gestion WiseAM

Devant les évolutions récentes de la crise sanitaire et économique liée à l’épidémie de coronavirus, nous avons décidé d’essayer d’apporter des informations régulières tant sur l’économie que sur les actions réalisées dans les portefeuilles. Ainsi, nous publierons chaque jour un Flash rapide et succinct des faits principaux de la veille et des opérations réalisées par notre société de gestion.

Flash Quotidien #1 - 16 mars 2020

Voici un récapitulatif de la journée du 16/03/2020 :

La « Federal Reserve » américaine a annoncé durant le week-end une baisse des taux directeurs et la mise en place d’un nouveau « Quantitative Easing » (processus qui permet de racheter massivement les créances des banques et des entreprises et éloigne ainsi un risque de crise de liquidités), mais dans un contexte d’incertitudes autour des mesures de confinement envisagées par les gouvernements au niveau européen, les marchés financiers ont poursuivi leurs chutes respectives (cf. tableau ci-dessous). Pour une fois, les indices européens clôturent sensiblement plus hauts que leurs plus bas de la journée montrant ainsi que la baisse en intraday avait été exagérée.

*Performance calculée sur les cours du 16/03/2020 à 17h30 heure française

Le pic d’anxiété global pourrait être atteint si le territoire américain venait à subir la propagation du virus et les mesures de confinement qui en découlerait. L’incertitude autour de ce sujet alimente lui aussi les pressions vendeuses sur les marchés.

En Chine, d’où l’épidémie est partie, la situation semble se stabiliser avec un net ralentissement des nouveaux cas déclarés de Covid-19.

Les marchés de taux souverains (qui témoignent de la confiance des investisseurs dans la capacité d’un Etat à rembourser sa dette) ont continué de se tendre, notamment le 10 ans Italien (qui remonte au-dessus de 2%). Nousle surveillons de près en raison de son impact sur certaines stratégies de gestion de gérants sélectionnés dans vos portefeuilles, notamment des équipes de H2O AM.

Nous continuons aussi d’analyser le comportement des fonds sélectionnés dans nos allocations et sommes en contact avec leurs gérants pour adapter la gestion avec les évolutions à court terme, aussi bien pour gérer les tensions actuelles que pour préparer la sortie de crise qui offrira des opportunités que le marché n’avait pas vu depuis la crise de 2008.

Nous avons également réalisé de petites opérations en intraday pour limiter la volatilité globale des portefeuilles.

Les réponses monétaires (banques centrales) et budgétaires (gouvernements) à cette crise sanitaire, qui semblent se décider, pourraient être massives, et permettraient ainsi de limiter l’impact financier mais surtout d’accélérer la reprise des marchés.

Flash Quotidien #2 - 17 mars 2020

Voici un récapitulatif de la journée du 17/03/2020 :

Au lendemain de l’intervention télévisée du Président de la République, le durcissement des mesures de confinement entre en vigueur pour au moins deux semaines. Les sorties sont limitées au strict minimum, le télétravail est recommandé là où il est possible et des mesures de soutien aux personnes mobilisées dans la crise sanitaire et plus généralement à l’économie du pays ont été annoncées et doivent être détaillées d’ici peu.

L’épidémie continue de progresser dans le monde, il y a désormais 185 067 cas confirmés qui ont engendré 7 330 décès. Il y a cependant 80 256 personnes qui sont déclarées guéries de la maladie et le taux réel de mortalité du virus (en tenant compte des très nombreux cas non déclarés car présentant peu de symptômes) reste faible.

Le CAC 40, à l’instar des autres places boursières européennes, a ouvert en forte hausse avant de vivre une séance en dents de scie, et de finalement terminer sur une note positive.

L’Autorité des Marchés Financiers a annoncé ce jour la mise en place d’une interdiction de la vente à découvert sur 92 titres cotés sur la place parisienne. Cette décision du gendarme boursier concerne les valeurs ayant subi un recul supérieur à 10% de leur valeur sur la journée précédente, la liste pourrait donc s’enrichir dans les jours qui viennent. Cette décision qui vise à limiter la spéculation à la baisse sur les actions en pleine tourmente intervient quelques jours après que la même décision a été prise sur les places madrilène, milanaise et londonienne.

Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Italie continue de monter (un pic à 2.44% a été atteint dans la journée) ce qui montre une certaine défiance vis-à-vis de la dette italienne. Cependant, lors de la crise de 2011, ce taux était de l’ordre de 6%. Le taux du 10 ans français est lui à 0,23%.

De façon plus globale, nous suivons surtout l’écartement du spread (différentiel entre deux taux) entre les taux italiens et les taux US car cette situation reste problématique pour les stratégies du fonds H2O Multibonds qui est présent dans vos portefeuilles. Nous menons donc une surveillance renforcée sur ce gestionnaire. Une réunion téléphonique est d’ailleurs programmée avec les gérants de H2O AM.

En ces temps d’indécision, il apparait opportun de se tourner vers des experts disposant des informations les plus pertinentes. Nous souhaitions en ce sens partager avec vous le point de vue de l’équipe de gestion avec qui nous travaillons les actions émergentes. La stabilisation en Asie, que nous évoquions hier, se confirme dans les chiffres… et pourrait être source d’informations pour les jours à venir. 

Principaux indices

*Performance calculée sur les cours du 17/03/2020 à 17h30 heure française

Flash Quotidien #3 - 18 mars 2020

Voici un récapitulatif de la journée du 18/03/2020 :

A l’occasion de son discours télévisé, le Président Macron a annoncé la suspension du paiement des loyers pour les entreprises afin de pallier les difficultés financières dues au confinement.  Il semblerait finalement que l’état attende un coup de pouce… du privé sur ce point ! Cette mesure inédite a un impact important sur les valeurs foncières dont la valorisation boursière a fortement corrigé. Le rendement en sortie de crise sera potentiellement bien plus attractif sur ce secteur !

Alors que le Dow Jones a enregistré en début de semaine sa pire séance depuis le krach de 1987, les opérateurs continuent à redouter une forte récession au cours des mois à venir avec la multiplication des mesures de confinement et les fermetures d’usines de production pour enrayer la propagation de la pandémie.

En Italie, le ministre de la Santé a annoncé que si le nombre de contaminés continue de progresser d’ici dimanche, des mesures plus strictes de confinement pourraient être annoncées. Alors que les Italiens sont appelés à rester chez eux jusqu’au 3 avril, les mesures pourraient être prolongées de quatre semaines supplémentaires. Cette annonce a eu pour effet de provoquer une nouvelle baisse sur les marchés européens ce jour, les intervenants se servant de l’exemple italien pour extrapoler la situation à l’ensemble des économies occidentales.

Sur une note plus positive, la situation concernant le virus continue de s’améliorer en Chine, où le nombre de cas actifs est passé sous la barre des 10 000 personnes. Les autorités chinoises ont par ailleurs levé une partie des mesures de confinement dans la plupart des provinces, et l’activité commence à reprendre progressivement.

Point de vue de l’expert

Par Jean-François Delcaire – Gérant du fonds HMG Découvertes – Fonds de petites et moyennes valeurs

Crédit image : zoominvest.fr

Les fonds actions de petites et moyennes capitalisations font partie intégrante de la stratégie actions des portefeuilles. Parmi eux, HMG Découvertes est un OPC qui bénéficie de notre confiance depuis plusieurs années pour la qualité de sa gestion et la régularité de ses performances.

Dans le contexte de tensions qui touchent les marchés depuis fin février, le gérant Jean-François Delcaire a procédé à la cession d’actifs moins liquides lorsque le marché le permet, et de titres de société plus fragiles (du fait de leur sensibilité à une éventuelle récession) au profit de valeurs susceptibles d’être favorisées en cas de prolongation de la crise sanitaire. Le gérant se tourne déjà vers les gagnants de demain, comme les modèles d’affaire liés aux abonnements. Ceux si voient en effet leurs recettes bénéficier d’une stabilité bien enviable dans le contexte actuel !

Le gérant a par ailleurs créé une poche de liquidités au sein de son portefeuille afin de pouvoir profiter d’opportunités de marché dans les prochaines semaines. Cette poche est proche du maximum jamais enregistré.

Les performances du fonds, au 17/03/2020, font encore une fois état d’une forte résilience à la baisse : HMG Découvertes est à -22.30% sur l’année 2020, tandis que le CAC Small NR a abandonné 37.70% sur la même période.

Un point sur les secteurs d’investissement

Les secteurs les plus affectés :

  • En tête, les financières, le secteur représente le troisième poids du fonds et sous-performe nettement les autres secteurs (S&P Financials -36,85% contre S&P 500 -29,41%.).
  • Les matières premières (dont le pétrole), le secteur doit faire face aux inquiétudes sur la demande mondiale
  • Enfin, les cycliques industrielles, (Certaines valeurs suivent simplement le cours de l’économie, elles sont dites valeur cyclique économique. Ainsi en période de récession une entreprise cyclique verra son activité et donc sa valeur chuter. A l’inverse une entreprise contracyclique profitera d’une récession économique pour se développer) car elles se trouvent confrontées aux inquiétudes de disruption au niveau international.

Les secteurs ayant le mieux résisté :

  • Le secteur de la santé : les entreprises pharmaceutiques ne sont pas épargnées mais baissent moins que le marché (sur un mois, le S&P 500 Healthcare affiche -20,59% contre -29,41% pour le S&P 500). Gilead, une société de biotechnologie américaine, est un des seuls titres, tous secteurs confondus, affichant une performance positive. Cela s’explique par les tests effectués autour du « Remdesivir » médicament pouvant possiblement traiter les malades du Covid-19.
  • Les minières, avec des performances négatives mais relativement solides.
  • Peut-être plus surprenant, les valeurs chinoises avec un bêta habituellement relativement élevé, telles que Ping An Insurance, mais aussi des valeurs technologiques, comme Vipshop avec des publications de très bons résultats et Trip.com ayant connu un ajustement plus tôt dans l’année.

Principaux indices

*Performance calculée sur les cours du 18/03/2020 à 17h30 heure française

Flash Quotidien #4 - 19 mars 2020

Voici un récapitulatif de la journée du 19/03/2020. Nous avons ajouté à cette note un résumé des réunions que nous avons eu avec les principaux gérants sélectionnés.

Les ménages américains vont surveiller leurs boites aux lettres :

Souvent envisagé, jamais réalisé, la Fed va-t-elle donner directement de l’argent aux américains ? La Réserve Fédérale américaine (Fed) a annoncé un nouveau package de près de 1 300 milliards de dollars de soutien à l’économie, tandis que Donald Trump, en bon président-candidat, envisage le décollage du fameux « helicopter money », dont le principe consiste à verser de l’argent directement aux particuliers américains dans le but de soutenir la consommation. Cette mesure, très controversée, pourrait entrer en vigueur d’ici deux mois.

Il ne faut pas vexer un banquier central :

Très critiqués dans les éditoriaux financiers ces derniers jours pour la faiblesse supposée de leur inaction, les banque centrales ont réagi. Fort. Dans la lignée des annonces de la Fed, la Banque Centrale Européenne a aussi annoncé la mise en place d’un plan de sauvetage de 750 milliards d’euros à destination du marché obligataire (portant à 1 100 milliards d’euros le montant total des achats d’actifs de la BCE sur 2020). Le but est de maintenir la liquidité de ces marchés cruciaux au bon fonctionnement de l’économie et des entreprises de la Zone Euro à l’heure où la panique boursière incite les investisseurs à la prudence.

Vers des points d’entrées bientôt qualifiés d’historiques ?

Sur les bourses mondiales, les annonces de soutien des banques centrales ont des effets limités. Sur la journée du 19/03/2020, le CAC 40 a par exemple connu une hausse de près de 4% peu après l’ouverture, pour finalement connaître un repli en territoire négatif en milieu de journée… et clôturer in fine en hausse ! Les mouvements de baisse observés depuis maintenant plusieurs semaines se font de façon très caractéristique.

On observe dans un premier temps que la gestion passive pèse très fortement, et les importants flux vendeurs passent, entre autres, par des ETF. Il en résulte une baisse généralisée, et chaque rebond est mis à profit par les intervenants pour continuer à réduire son risque action. Dans une ère proche, les investisseurs vont pouvoir sélectionner à des cours très favorables des titres de sociétés emportés avec l’eau du bain sans autre forme de discernement…

Le Covid-19 a et continuera d’avoir un impact fort sur certains secteurs d’activité spécifiques (aviation, tourisme, loisirs) pendant les prochains mois.

Il y aura peut-être des points bas sur les marchés à court terme, mais nous sommes assurément proches d’un point d’entrée historique sur les marchés actions à long terme.

Dans nos allocations :

Du côté de l’actualité des fonds, les annonces de soutien au marché obligataire ont eu pour effet une détente du 10 ans italien, qui, après avoir connu un pic à 3,01% le 18 mars, est retombé sous la barre des 2% le 19 mars. C’est une bonne nouvelle pour le fonds H2O Multibonds, dont la stratégie repose en partie sur les variations des bons du trésor italiens. Le fonds qui subit de plein fouet les tensions actuelles devrait pleinement bénéficier de cette accalmie dans sa performance à court terme, alors même que leurs paris devises devraient cette fois être force de soutient.

Le point Covid-19 du jour : 

Le virus continue de se répandre à travers le monde, et seuls quelques pays ne sont à ce jour pas impactés (dont certains tels que la Libye où l’instabilité rend difficile la détection et la remontée d’informations). Le cap des 200 000 contaminés a été franchi, et les mesures de confinement s’étendent dans un nombre croissant de pays. A ce jour, près de 84 500 personnes sont déclarées guéries et on dénombre 138 000 cas actifs et 9 115 décès dus au coronavirus. En Chine, d’où le virus est originaire, aucun nouveau cas d’origine domestique n’a été enregistré sur le territoire sur la journée du 18/03/2020.

Principaux indices

*Performance calculée sur les cours du 19/03/2020 à 17h30 heure française

Point de vue des gérants

En ces temps si incertains sur le plan économique et financier, notre rôle de multi gérant nous permet de bénéficier d’une diversité de méthodes et de grilles de lecture. Nous avons souhaité, par les quelques lignes qui suivent, vous faire une synthèse de la manière dont les experts avec qui nous travaillons naviguent en ces temps de crise financière pour créer de la valeur à long terme. Pour ce faire, nous avons sélectionné deux gestions flexibles très représentés dans nos allocations (Tikehau Income Cross Assets et Varenne Valeur), celle d’un gérant au plus près de la réalité des entreprises (Jean-François Delcaire, sélectionneur d’entreprises de petite ou moyenne capitalisation en Europe pour le fonds HMG Découvertes). Enfin, nous terminerons par un gérant forcément plus au fait du scénario de sortie de crise, puisqu’il en observe déjà les premier signes sur son univers d’investissement pour son fonds Gemequity : les actions du monde émergents.

Place aux experts !

LES FONDS FLEXIBLES

Tikehau Income Cross Assets, Tikehau IM

En début d’année, Tikehau était probablement l’une de nos sociétés partenaires les plus prudentes face à l’optimisme qui régnait alors dans les salles de marchés. Une approche qui permet à ce fonds de nous faire profiter aujourd’hui de tout son opportunisme et sa marge de manœuvre. L’équipe de gestion vient d’ailleurs de communiquer sur le fait qu’ils étaient près à déployer les niveaux de cash très importants dont ils disposent en portefeuille. Le marché regorge désormais de titres de sociétés aux valorisations très attractives…

L’avis de l’expert : Les premiers signes de capitulation très nette se font sentir. La puissance de la correction s’explique aussi par le poids pris dans l’industrie par la gestion passive. Des ventes sur les indices qui ont pour effet de massacrer le cours des valeurs quasi sans discernement. La stabilisation n’est probablement plus très loin… Les belles opportunités non plus ! Le CIO note par exemple que certaines obligations des banques européennes, parmi les plus solides, traitent aujourd’hui autour de 15 à 20% de rendement !

Comme anticipé, les réponse budgétaires et monétaires s’annoncent par ailleurs massives. Le secrétaire d’Etat américain au Trésor vient ainsi d’annoncer un package fiscal de… 1.2 trilliards de dollars ! Un mesure totalement inédite, qui représente 6% du PIB américain et qui, cumulée au déficit budgétaire, représenterait 11% du PIB des USA. En Europe, les mesures annoncées représenteraient jusqu’à 8.5% du PIB de la zone…

Notre avis : Il est à noter que ces mesures risquaient de provoquer des tensions sur les dettes d’état (du fait de l’explosion des déficits budgétaires). La réponse massive apportée par la BCE devrait endiguer phénomène et commence donc à dessiner le cocktail nécessaire à la reprise boursière : réponse budgétaire massive et administration des taux de financement des états par les banques centrales…

Varenne Valeur, Varenne Capital Partners

L’équipe de gestion brille actuellement par son pilotage tactique (désensibilisation de son risque actions) mais tire surtout bénéfice de sa politique de gestion à long terme. Varenne Valeur, très représenté dans nos différentes allocations, se différencie du reste de l’univers des flexibles. Le fonds reste totalement investi sur les titres de sociétés auquel il croit. Tout au long des derniers mois, lorsque l’euphorie régnait, l’équipe de gestion a construit dans le temps des positions de couverture (échéance entre juin 2021 et décembre 2022). Ce dispositif a été renforcé entre novembre 2019 et début février 2020. Comme souligné par la société elle-même, « il serait impossible de construire ces positions aujourd’hui ».

LES FONDS PURS

HMG Découvertes, HMG Finance

On dit souvent que l’entreprise est le poumon de l’économie réelle. Au plus proche de cette réalité, Jean-François Delcaire et son fonds HMG Découvertes, spécialisé dans la sélection de valeurs sur les petites et moyennes capitalisations, a récemment communiqué sur sa gestion.

En voici la synthèse en quelques lignes :

Dans le contexte de tensions qui touchent les marchés depuis fin février, le gérant Jean-François Delcaire a procédé à la cession d’actifs moins liquides lorsque le marché le permet, et de titres de société plus fragiles (du fait de leur sensibilité à une éventuelle récession) au profit de valeurs susceptibles d’être favorisées en cas de prolongation de la crise sanitaire. Le gérant se tourne déjà vers les gagnants de demain, comme les modèles d’affaire liés aux abonnements. Ceux si voient en effet leurs recettes bénéficier d’une stabilité bien enviable dans le contexte actuel !

Le gérant a par ailleurs créé une poche de liquidités au sein de son portefeuille afin de pouvoir profiter d’opportunités de marché dans les prochaines semaines. Cette poche est proche du maximum jamais enregistré.

Les performances du fonds, au 17/03/2020, font encore une fois état d’une forte résilience à la baisse : HMG Découvertes est à -22.30% sur l’année 2020, tandis que le CAC Small NR a abandonné 37.70% sur la même période.

Gemequity, Gemway Assets

Spécialiste reconnu des marchés émergents, Gemway Assets a su tirer son épingle du jeu dans la baisse qui touche les marchés depuis fin février. Son fonds phare, Gemequity, est investi sur les actions des pays émergents avec un fort biais sur la Chine (70% environ). Les équipes de Gemway ont récemment communiqué sur l’amélioration de la situation en Chine concernant la pandémie depuis la semaine dernière : le pays ne comptait, au 12 mars, que 10 nouveaux cas déclarés de Covid-19 sur son territoire. Le nombre total de personnes atteintes dans l’Empire du Milieu reste depuis très stable (près de 81 000 cas en tout), tandis que les guérisons s’accélèrent partout sur le territoire avec plus de 70 000 personnes tirées d’affaire ! L’activité économique semble par ailleurs avoir redémarré progressivement (consommation de charbon en hausse, qui se situait au 12/03/2020 à 71% du niveau pré-Nouvel An chinois) et les autorités ont levé une partie des mesures de confinement.

Les analystes de Gemway ont tenté d’extrapoler les chiffres chinois à la situation italienne, et estiment que le pic d’épidémie serait de 72 000 personnes environ (contre 35 000 actuellement). Ce pic pourrait être atteint dans le courant de la semaine prochaine. De façon plus générale, le coût économique de cette pandémie reste très incertain car ses conséquences se feront encore sentir plusieurs mois après la fin de la crise. Sur les marchés financiers, si la nervosité reste importante, Gemway rappelle que le point bas des indices chinois a été atteint lejour où le nombre de nouvelles infections était au plus haut. Les réponses des banques centrales et des gouvernements commencent pour leur part à avoir des effets positifs.

Sur les bourses mondiales, les annonces de soutien des banques centrales ont pour le moment des effets limités. Sur la journée du 19/03/2020, le CAC 40 a par exemple connu une hausse de près de 4% peu après l’ouverture, pour finalement connaître un repli en territoire négatif en milieu de journée. Les mouvements de baisse observés depuis maintenant plusieurs semaines se font de façon très caractéristique. On observe dans un premier temps que la gestion passive pèse très fortement, et les importants flux vendeurs passent, entre autres, par des ETF. Il en résulte une baisse généralisée, et chaque rebond est mis à profit par les intervenants pour continuer à réduire son risque action. Dans une ère proche, les investisseurs vont pouvoir sélectionner à des cours très favorables des titres de sociétés emportés avec l’eau du bain sans autre forme de discernement… Certains des fonds évoqués en profiteront, du fait de la qualité évidente de leur « stock picking », quand les flexibles abordés tirent en plus bénéfice de leur gestion du risque opportune. Des points bas restent possibles à CT, les points d’entrée n’en restent pas moins déjà historiques sur les actifs de qualités pour les investisseurs de long terme !

Flash Quotidien #5 - 20 mars 2020

Voici un récapitulatif de la journée du 20/03/2020 :

LA BAISSE DES MARCHES AIGUISE LES PREMIERS APPETITS

Comme le passé nous l’a déjà démontré, tout le monde ne sort pas perdant d’une crise…  la chute des cours de bourse aiguise les appétits des investisseurs qui ont des liquidités à déployer. Certains capitaines d’industrie ont ainsi commencé, suite à la baisse généralisée des marchés actions, à procéder à des achats de titres de leurs entreprises. Ces informations, transmises par l’Autorité des Marchés Financiers dans le cadre de la réglementation en vigueur, sont intéressantes à plus d’un titre.

Le retour sur les marchés des chefs d’entreprises montre qu’ils estiment que les niveaux de valorisation actuels sont attractifs. Ayant un point de vue privilégié sur leur activité et les perspectives des entreprises dont ils ont la responsabilité, cette situation laisse à penser que les points bas de marchés ne sont plus très loin, et que la perspective d’un rebond se dessine.

Par ailleurs, nous retrouvons dans cette information un point souvent mis en exergue sur les actions, et sur le marché des petites capitalisations notamment : les cours de bourse des sociétés avec une grande famille au capital bénéficient souvent d’un coussin protecteur dans les phases anxiogènes et affichent généralement des performances supérieures à celles des indices dans les phases de stress.

Enfin, au-delà du fait qu’il ne faut pas oublier que les investissements en actions sont sujets à un risque de perte en capital, les crises sont sources d’opportunités sur le long terme. Pour l’investisseur averti et patient, conscient des risques qu’il est prêt à prendre et de son horizon de placement, de tels niveaux de valorisation constituent un point d’entrée idéal sur les actions et un point de sortie bien plus défavorable.

 FAUT-IL FERMER LES BOURSES ?

Véritable serpent de mer des derniers jours, la question de la fermeture des bourses est sur toutes les lèvres dans les salles de marché. Pour endiguer, non pas le virus, mais la panique boursière qu’il provoque, certains intervenants réclament une suspension des cotations le temps que la crise sanitaire soit sous contrôle. Plusieurs éléments peuvent permettre d’en maitriser mieux les enjeux.

Selon nous, fermer les marchés reviendrait à casser le thermomètre… sans pour autant faire baisser la fièvre ! La période actuelle est aussi favorable aux investisseurs avisés qui sauront saisir les opportunités de long terme.

La fermeture des bourses ne résoudrait rien, car les efforts doivent avant tout se diriger vers les entreprises et leurs besoins de liquidités. Banque centrales, gouvernements… les mesures de soutien à l’économie réelle ont bien plus de chance de protéger la bourse à moyen terme qu’une suspension des cotations ! Surtout, la liquidité appartient au libre arbitre de chaque investisseur. Fermer les bourses, c’est retirer l’accès de ces mêmes investisseurs à leur épargne, ce qui les pousserait vers d’autres sources de liquidités (crédit bancaire, vente de bien immobilier, …) pour faire face à un imprévu financier. Les effets de bords seraient finalement bien contre-productifs…

Dans l’absolu, le régulateur peut cependant à ce jour imposer des coupes circuits sur les marchés pendant un court laps de temps. Des coupes circuits ont donc été activés plusieurs fois notamment sur les bourses américaines et européennes ces dernières semaines… pour permettre aux opérateurs de reprendre leurs esprits.

DES EURO-OBLIGATIONS EN REPONSE A LA CRISE ?

Aux grands maux les grands remèdes… Afin de contenir les effets de la crise économique provoquée par le Covid-19, il se murmure dans les milieux autorisés que l’Union Européenne étudie la possibilité d’émettre des eurobonds, des obligations garanties par les Etats membres de la Zone Euro. C’est l’Italie, par la voix de Giuseppe Conte, qui a rouvert le débat. L’Allemagne et la France se montreraient bien moins réfractaires à la notion de mutualisation de la dette à l’échelle européenne que par le passé. Cette idée, qui n’est en soi pas nouvelle (sa genèse remonte à l’époque où Valérie Giscard d’Estaing était Président de la République), permettrait de lever des fonds destinés à financer des projets à l’échelle européenne… à l’heure où les finances publiques des Etats sont très sollicitées par la gestion de la crise sanitaire. Le plus important est qu’un plan de relance quasi sans précédent constitue désormais un scénario très crédible. Une sorte de « plan Marshall » européen qui pourrait à terme financer de nombreux projets, en particulier au niveau des infrastructures… Tant l’actualité, passée ou présente, nous rappelle malheureusement la nécessité d’investir massivement dans les infrastructures de nombre de pays occidentaux.

 LE POINT COVID-19 DU JOUR… 
MAIS SURTOUT DES BONNES NOUVELLES POUR FINIR !

En ces temps incertains marqués par la chute des bourses mondiales, il nous semble important de nous diriger vers la lumière au bout du tunnel… Sans minimiser le sérieux de la situation, nous concluons donc cet édito, et cette semaine, sur une note positive.

Parmi les mesures phares annoncées par la Banque Centrale Européenne, il a été annoncé que la dette grecque ferait partie du programme d’achats d’actifs mis en place pour soutenir la liquidité des marchés. Cette information est de très bonne augure pour les italiens qui acquièrent ainsi la quasi-certitude que la dégradation de leur situation économique ne leur portera pas préjudice, et que l’Europe sera au rendez-vous pour leur prêter main forte. Il en résulte, dans la continuité de notre Flash quotidien du 19/03/2020,une poursuite de la détente des taux d’emprunt à 10 ans de l’Italie sur les marchés (qui se situe désormais à 1.55% environ). La situation semble donc s’améliorer en Europe, où la cohésion des réponses commence à porter ses fruits, mais aussi pour le fonds H2O Multibonds dont la stratégie repose en partie sur les emprunts d’Etat italiens.

Sur le front sanitaire, la réponse des autorités compétentes se précise : alors que la recherche d’un vaccin contre l’épidémie de Covid-19 se poursuit, un protocole de soins basé sur l’utilisation de médicaments existants qui et donne des résultats encourageants va être testé à grande échelle avec l’autorisation de la Food and Drug Administration (FDA). Ce procédé permet de faire chuter drastiquement la charge virale des porteurs en 6 jours en moyenne, ce qui permet de faciliter le travail des personnels soignants. La vitesse de guérison est en effet un élément clé dans la gestion de cette crise, et la rapidité avec laquelle un lit peut être libéré pour soigner un nouveau malade est un point crucial dans la lutte contre la pandémie.

Principaux indices

*Performance calculée sur les cours du 20/03/2020 à 17h30 heure française

Flash Quotidien #6 - 21/22 mars 2020

Les marchés financiers étant fermés le week-end, nous avons souhaité pour ce flash quotidien revenir sur une analyse de l’un de nos gérants qui nous a semblé intéressante. Vous retrouverez également en fin de cette note une sélection d’articles financiers et économiques parus.

LA PANDEMIE DU COVID-19

Au soir du 11 mars 2020, l’OMS a officiellement qualifié le COVID-19 de pandémie, alors même que le président Trump annonçait la suspension de tous les vols entre l’Europe continentale et les Etats Unis (à compter du vendredi 13 mars). Parallèlement, le nombre de nouveaux cas d’infection ne cesse d’augmenter en Europe et malheureusement aux Etats Unis également. Il est donc à prévoir que cette situation va continuer de se détériorer dans les semaines à venir.

Seule bonne nouvelle : la stabilisation en Asie. Le 12 mars, nous étions à moins de 10 nouveaux cas seulement en Chine (dont 5 dans le Hubei). Sur les 81.000 chinois infectés, 64.000 sont désormais guéris et 13.500 sont encore malades (dont 4.000 dans un état critique). Le fait que le Président chinois vienne de visiter officiellement Wuhan indique que Pékin est en passe de remporter la « victoire sur le virus ». Parallèlement, l’activité semble avoir repris (entre 70 et 80% du niveau d’avant le Nouvel An), notamment dans l’est du pays. C’est ce que corrobore également la consommation de charbon (à 71% du niveau pré-Nouvel An chinois)

En Corée, le nombre de nouveaux cas quotidiens ne cesse de diminuer également (désormais à 110 vs. 800+ le 29 février dernier). On notera dans ce pays, le nombre particulièrement élevé de cas testés (220.000 vs. à peine 10.000 aux Etats Unis) et la faible létalité (0,77% vs. 6,22% en Italie).

Si l’on extrapole le cas du Hubei à l’Italie, nous devrions atteindre environ 0,12% de la population d’ici un mois, soit 72.000 personnes infectées (vs. 15.100 actuellement). Notons que le nombre de cas italiens est sans doute plus proche des 30.000 si l’on normalise le taux de létalité à 3% environ. Le nombre de nouveaux cas pourrait se stabiliser d’ici 7 à 10 jours, toujours en extrapolant l’exemple du Hubei. Le reste de l’Europe ainsi que les Etats Unis devraient suivre l’évolution italienne avec sans doute légèrement moins d’intensité.

Ceci devrait nous amener à une situation plus éclaircie courant avril. A ce jour, l’impact économique du COVID-19 est encore incertain au niveau mondial. L’exemple chinois devrait rassurer mais les marchés restent extrêmement nerveux. La réponse des gouvernements et des banques centrales ne devrait pas tarder (baisses des taux d’intérêts, plan d’aide et de relance).

Pour le moment, les annonces déjà faites semblent insuffisantes au regard de la nervosité ambiante. En 2008/09, les marchés se sont stabilisés au moment où les états ont annoncé des mesures coordonnées face à la crise d’origine financière. Face à cette crise d’origine médicale, les investisseurs attendent au préalable des mesures de santé publique (elles sont en train d’arriver en Europe) pour ensuite analyser les mesures fiscales et monétaires. En Chine, rappelons que l’indice a fait son plus bas le jour où le nombre de nouveaux cas d’infection était au plus haut (début février 2020).

Revue de presse

Flash Quotidien #7 - 23 mars 2020

Voici un récapitulatif de la journée du 23/03/2020 :

CRISE SANITAIRE ET CAMPAGNE ELECTORALE NE FONT PAS BON MENAGE  

Comme nous l’évoquions en fin de semaine dernière, Donald Trump envisage le recours à l’ « Helicopter Money »… Un procédé visant à verser directement au contribuable américain de l’argent pour maintenir la consommation durant la crise sanitaire qui s’installe désormais de façon durable sur le territoire américain.

Cette proposition, qui tombe en pleine campagne pour la réélection du président Trump, a été rejetée par ses opposants démocrates au prétexte que cette mesure favorisait Wall Street (la finance) et pas assez « Main Street » (le peuple américain) … Un argument bien surprenant puisque la mesure concernait pour une fois directement les ménages américains !

En réalité, les mesures rejetées comprenaient l’enveloppe destinée à la population américaine, mais aussi des mesures de soutien aux entreprises (baisses d’impôts, refinancement des compagnies aériennes en difficulté…). Ce sont donc ces mesures dans leur ensemble qui ont été jugées trop en faveur du monde de la finance.

Les démocrates vont à leur tour soumettre un plan de soutien, qui ne devrait pas manquer d’être rejeté par les républicains. Un accord reste possible, tant il serait difficile politiquement de porter la responsabilité d’un échec éventuel.

LES PROPHETIES APOCALYPTIQUES DE LA FED DE SAINT LOUIS  

James Bullard, le Président de la Fed de Saint Louis (et ancien candidat à la présidence de la Federal Reserve), a annoncé que la fermeture partielle de l’économie américaine pourrait entraîner un pic de chômage de 30% ainsi qu’une baisse du PIB de 50% sur le second trimestre 2020. Ces chiffres, dont le détail n’a pas été communiqué, attirent l’attention pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, ces chiffres ronds, fournis sans méthode ni autre détail, ressemblent davantage à un signal d’alarme qu’à une réelle anticipation. Il faut rappeler que M. Bullard est connu pour ce genre de communications, et que son positionnement est, à l’instar de Donald Trump, favorable à une intervention massive de la Fed pour soutenir l’économie US, et ce bien avant le début de la crise du Covid-19. Ces données doivent donc être prises avec beaucoup de précautions…

Il est cependant vrai que l’économie américaine pourrait être sévèrement affectée par la situation. Mais, ni le chômage, ni le PIB ne sont calculés de la même façon d’un côté et de l’autre de l’Atlantique. Il pourrait en effet y avoir un fort ralentissement ponctuel de l’économie américaine, mais celle-ci est également construite de telle façon qu’un très fort rebond de la production pourrait avoir lieu sur le second semestre 2020. Cette situation, bien que très sérieuse à court terme, devrait avoir des effets limités sur le long terme, pour autant que la crise sanitaire connaisse un dénouement rapide.

LE POINT COVID-19 DU JOUR  

La progression du Covid-19 se poursuit dans le monde, et on compte désormais plus de 350.000 cas confirmés. Le nombre de décès s’élève désormais à 15.430, mais les guérisons se poursuivent et 100.000 personnes sont désormais tirées d’affaire dans le monde.

Le virus fait toutefois son entrée de façon marquée sur le territoire américain (35.000 cas), en particulier dans la ville de New York où l’on dénombre plus de 10.000 contaminations. Les habitants de la ville ont été placés en confinement, et les mêmes mesures ont été implémentées ailleurs dans le pays, en particulier en Californie à l’échelle de tout l’état.

Principaux indices

*Performance calculée sur les cours du 23/03/2020 à 17h30 heure française

Revue de presse

Sources : WiseAM, Zone Bourse, Investing, Arcgis, Investir

Flash Quotidien #8 - 24 mars 2020

Voici un récapitulatif de la journée du 24/03/2020 :

CHAQUE JOUR, UN WAGON DE PLUS AU TRAIN DES MESURES DE SOUTIEN…

Il faut croire que le témoignage du président de la FED de Saint Louis a produit l’effet escompté… En attendant que Démocrates et Républicains se mettent d’accord, la Fed a de nouveau témoigné de sa volonté farouche de soutenir l’économie. Une volonté clairement « no limit », puisque ce sont 300 milliards de dollars de flux de crédits qui se sont ajoutés aux précédentes mesures. La Fed a surtout promis de mettre en place « bientôt un programme de prêts au petites et moyennes entreprises » … Puisse la BCE s’inspirer de ce plan !

… EN ATTENDANT LES MESURES DU SENAT !

Nous évoquions hier le refus opposé par les Démocrates au plan de soutien proposé par les Républicains au Sénat. La riposte n’a pas tardé… Dans l’alternative défendue par les Démocrates, le montant du plan d’aide est passé de 2 000 à 2 500 milliards de dollars, et se concentre plus fortement sur les particuliers et les petites entreprises. Ce nouveau plan d’aide prévoit également d’interdire aux entreprises qui en bénéficieraient de pratiquer le lobbying auprès du gouvernement fédéral. Il leur serait également impossible de procéder à des programmes de rachats d’actions, ainsi que de verser des dividendes à leurs actionnaires. Il est également question du gel des salaires des employés touchant 425 000 dollars par an ou plus pour une durée de deux ans. Ces mesures font écho aux scandales financiers qui avaient choqué l’Amérique après la crise financière de 2008, alors que certaines entreprises avaient utilisé des fonds publics de façon inappropriée. Un symbole fort, alors que la campagne présidentielle se recentre inévitablement sur la gestion de la crise sanitaire et économique sur le territoire américain… Ces débats animés rappellent ceux du plafond de la dette, qui s’étaient toujours soldés sur un accord pour permettre au pays de continuer d’aller de l’avant… et à chaque parti de s’en approprier les mérites !

DES MESURES DE CONFINEMENT PLUS STRICTES POUR PLUS D’EFFICACITE ?

Au fur et à mesure que le virus se répand à travers le monde, les gouvernements mettent en place certaines mesures destinées à stopper sa propagation et minimiser le risque de contagion au sein de la population. L’objectif de chacun est de protéger au mieux tout en maintenant l’activité économique pour limiter les conséquences à plus long terme d’une mise à l’arrêt totale de toutes les activités. Mais ce n’est pas pour autant que le confinement est la réponse commune ! Si le Royaume-Uni, la Thaïlande et certains états des Etats-Unis (entre autres) ont pris la décision de fermer les espaces publics et de demander à leurs populations de rester cloitrées chez elles, la Suède et les Pays-Bas ont choisi une toute autre direction : exposer leurs populations pour les immuniser ! Cette stratégie porte le nom d’immunité de groupe et pousse les populations à développer elles-mêmes une défense naturelle contre le virus grâce à leurs anticorps. Si les écoles et un certain nombre de lieux publics ont été fermés pour freiner la propagation du virus, la population a toujours la possibilité de se déplacer, à l’exception des plus fragiles. Très critiquées en interne et par leurs voisins, ce mesures nous diront, avec le temps, si l’efficacité a été au rendez-vous.

Pendant ce temps, en France, le Premier Ministre a annoncé un durcissement des mesures de confinement (hausse des amendes, limitation supplémentaire des déplacements). D’une sévérité exemplaire, il a même… donné plus de temps aux français pour faire leur sport !

LE POINT COVID-19 DU JOUR  

Le cap des 400 000 personnes contaminées devrait être franchi ce jour. Les Etats-Unis sont désormais le 3ème pays le plus touché par le virus, derrière la Chine (où l’on ne compte plus que 5 000 cas actifs à ce jour) et l’Italie. La situation semble d’ailleurs se stabiliser chez nos voisins transalpins, le nombre de nouveaux contaminés est en recul depuis deux jours d’affilée, laissant entrevoir l’arrivée prochaine du pic d’épidémie.

Principaux indices

*Performance calculée sur les cours du 24/03/2020 à 17h30 heure française

Revue de presse

Flash Quotidien #9 - 25 mars 2020

Voici un récapitulatif de la journée du 25/03/2020 :

LE CHIFFRE DU JOUR : 2 000 MILLIARDS DE DOLLARS !

Le bruit courait déjà hier dans les milieux autorisés…  L’épilogue n’a jamais semblé aussi proche. Démocrates et Républicains ont trouvé un accord au Sénat sur un plan de soutien à l’économie américaine, pour un montant total de 2 000 milliards de dollars. Ce stimulus inédit, qui doit encore être ratifié auprès de la Chambre des Représentants (à majorité Démocrate), prévoit entre autres une enveloppe de 500 milliards de dollars d’aides aux entreprises touchées directement par le Coronavirus. Mais aussi 367 milliards de dollars de prêts aux petites entreprises, sans obligation de remboursement, à condition de ne pas licencier d’employés durant la crise. Le fameux « Helicopter Money » est également inclus au projet… et prévoit donc de verser 1 200 dollars à chaque adulte gagnant moins de 99 000 dollars par an et 500 dollars par enfant (nous ne pouvons certifier à l’heure où nous écrivons ces lignes si les youtubeurs déjà millionnaires à 12 ans seront exclus ou non de la mesure), pour un coût total de 250 milliards de dollars environ. N’en jetez plus, la coupe est pleine de billets verts. D’autres enveloppes sont prévues pour aider hôpitaux et collectivités locales à surmonter la crise sanitaire, pour un coût total avoisinant les 10% du PIB du pays. Qu’on se le dise, ce plan est d’une ampleur jamais vue… Il représenterait, au bas mot, près du triple de la somme déboursée en 2009 pour relancer l’économie américaine après la crise financière de 2008 !

COMMENT DIT-ON « HELICOPTERE » EN JAPONAIS ? 

Bien inspiré par leurs homologues américains, le pays du Soleil Levant a annoncéà son tour réfléchir à un plan de relance budgétaire pour soutenir leur économie. Difficile de rivaliser avec la force de frappe de l’oncle Sam… Pour autant, le chiffre stratosphérique de 10% du PIB est tout de même évoqué ! Là aussi, une enveloppe serait destinée directement aux particuliers. Les stratèges américains font clairement des émules… Cette mesure a été divulguée par le quotidien Nikkei, qui n’a cependant pas précisé ses sources. Cette information, qui reste donc pour le moment à prendre avec des pincettes, montre tout de même à quel point la crise actuelle mobilise les gouvernements du monde entier, à l’image aussi des européens qui demandent la mise en place de « Coronabonds »…

LE MONDE D’APRES

Comme nous avons pu l’évoquer dans nos différentes communications, nous sommes convaincus que cette crise provoquera nombre de bouleversements, avec son lot de perdants… mais aussi de gagnants ! A la suite de la panique boursière qui a touché le monde entier, et alors que les investisseurs cherchent à regagner en visibilité sur leurs investissements, la société de gestion WiseAM a tenté d’en poser modestement les enjeux dans l’analyse sectorielle publiée le 25 mars. Olivier Boularand s’y efforce d’identifier les segments, mais surtout les sociétés, susceptibles de s’adapter au monde d’après.

LE POINT COVID-19 DU JOUR :

C’est désormais sur le continent américain que le virus poursuit sa progression. Les Etats-Unis comptent désormais 55 000 cas de Covid-19 sur leur territoire. Les appels à la prière préconisés par le Vice-Président Mike Pence ne semblent pas avoir porté leurs fruits… La stabilisation évoquée en Italie semble se confirmer sur la durée, et permet aux économies occidentales de croire en leur choix de s’être inspiré de ce modèle, plus facile à dupliquer que celui (drastique) de la Chine.

Principaux indices

*Performance calculée sur les cours du 25/03/2020 à 17h30 heure française

Revue de presse

Flash Quotidien #10 - 26 mars 2020

Voici un récapitulatif de la journée du 26/03/2020 :

LE CHIFFRE DU JOUR : 1 100 MILLIARDS D’EUROS !

Souvent avec un train de retard… mais à bord tout de même. Nous avons pu ces derniers jours souligner l’ampleur de la réponse budgétaire et monétaire de l’oncle Sam… Après les mesures de la BCE, il semblerait que les dirigeants des Etats européens envisagent eux aussi d’amplifier leur attirail. Ainsi, d’ordinaire si réfractaire aux largesses budgétaire, l’Allemagne a approuvé une enveloppe de 1 100 milliards visant à soutenir son économie. Une réponse indispensable eu égard aux indices de confiance inéluctablement en berne sur le vieux continent, après toutes les mesures de confinement liées au Covid-19. L’heure est, vous l’aurez compris, aux mesures de soutien. Le G20 vient également, dans un communiqué, d’annoncer une injection de 5 000 milliards de dollars dans l’économie…. Mais où étaient donc passés tous ces milliards avant cette crise ?

 

PRES DE LA MOITIE DE LA POPULATION MONDIALE EN CONFINEMENT

Avec la progression du Covid-19 et l’instauration récente de mesures de confinement en Inde (1,3 milliards d’habitants), ce sont désormais 3 milliards de personnes dans le monde qui sont ou ont été concernées par des mesures de confinement (celles mises en place en Chine sont désormais levées, à l’exception de la ville de Wuhan). Ces mesures, destinées à protéger les populations et à ralentir la progression du virus, commencent à porter leurs fruits dans les premiers pays à l’avoir pratiqué. D’autres effets, certains inattendus et parfois bénéfiques, se font également sentir… Nul doute que les conséquences indirectes du virus continueront d’apparaître dans les prochains mois

HAUSSE HISTORIQUE DES DEMANDES D’ALLOCATION CHOMAGE AUX ETATS-UNIS

Dans le contexte actuel, les chiffres qui donnent le tournis (nombre de contaminations, plans d’aides, …) sont légion ! Celui de 3,3 millions publié cet après-midi peut paraître anodin, mais il est en réalité historique : il s’agit du nombre de nouvelles demandes d’allocations chômage aux Etats-Unis… en une semaine ! Le précédent record remonte à octobre 1982 et était établi à… 695 000 nouvelles demandes. Ce chiffre s’explique par la mise à l’arrêt progressive de l’économie américaine, qui implémente des mesures de confinement au gré de la progression du Covd-19 sur le territoire. Si les analystes s’attendaient à un chiffre record, leurs estimations s’établissaient dans une fourchette entre 1,5 et 2,5 millions de nouvelles demandes. L’accord sur le plan de relance économique trouvé au Congrès américain, qui prévoit d’allonger de 3 à 4 mois la durée du versement des indemnisations aux chômeurs arrive à point nommé en ces temps difficiles !

LE POINT COVID-19 DU JOUR

Si les statistiques concernant la progression du virus sont très difficiles à établir (un grand nombre de pays, dont la France, ayant arrêté de faire des dépistages systématiques), on recense toutefois près de 500 000 cas de personnes diagnostiquées comme souffrant du Covid-19 dans le monde. Les Etats-Unis sont malheureusement en passe de détrôner l’Italie au classement des pays les plus touchés… ce qui n’est pas anormal si on tient compte des différences démographiques entre les deux pays. Avec 74 386 cas à ce jour, les italiens voient chaque jour le nombre de nouvelles contaminations diminuer, et entrevoient de plus en plus le tant attendu pic d’épidémie. Forza !

Principaux indices

*Performance calculée sur les cours du 26/03/2020 à 17h30 heure française

Revue de presse

Flash Quotidien #11 - 27 mars 2020

Voici un récapitulatif de la journée du 27/03/2020 :

« SUPER MARIO » SORT DE L’ORNIERE !

Super Mario n’est pas qu’un jeu vidéo bien connu mais il s’agit surtout de l’ancien président de la BCE dont les analyses sont redoutables.

Les maladresses de communication parfois reprochées à Christine Lagarde nous rappellent à quel point son prédécesseur maîtrisait, lui, le chuchotement à l’oreille des marchés… Bien décidé à tuer l’ennui en cette période de confinement, Mario Draghi a signé un retour tonitruant dans les éditoriaux financiers (synthèse en français ici), enjoignant les gouvernements de l’Euroland à… annuler une partie des dettes privées. Un appel vibrant aux poches des contribuables aussi, puisque les dettes contractées pour combler le vide devraient selon lui être absorbées par les bilans des gouvernements… « Last but not least », Mario Draghi estime également que l’alternative à l’augmentation de la dette publique serait « une destruction permanente » de la capacité de production. En d’autres termes, faites chauffer les planches à billets !

L’INENARRABLE DONALD TRUMP ET SA COMMUNICATION A DOUBLE TRANCHANT…

Il y aurait de quoi alimenter cette chronique pendant des jours durant… Pendant que Donald Trump passe ses journées entre son compte Twitter et les plateaux télévisés, le pouvoir reste pour le moment aux mains des gouverneurs dans la gestion sanitaire de cette crise (mesures de confinement, plan d’aide aux hôpitaux, …). Ce qui n’empêche pas le président-candidat de formuler avec la conviction qu’on lui connait préconisations et autres souhaits. Comme celui de voir les mesures de confinement se terminer pour le week-end de Pâques… ce qui va pourtant à l’encontre des recommandations de ses propres conseillers scientifiques. Rappelons que Donald Trump, candidat à sa propre succession, enchaîne les « punchlines » dans le but de conforter son rôle de chef d’Etat garant de la bonne santé… économique du pays. Le locataire de la Maison Blanche joue-t-il par la même occasion le prolongement de son bail à quitte ou double ? Nous sommes en droit de nous poser la question, tant cette prise de risque semble osée en pleine année électorale, et alors même que les Etats Unis sont désormais le pays le plus touché au monde par le Covid-19. Parmi ses meilleures déclarations, notons le florilège cocasse du « le remède ne doit pas être pire que le mal », « les suicides dus aux mesures de confinement feront plus de morts que le coronavirus », ou ses appels à protéger les communautés asiatiques après avoir parlé d’un « virus chinois » … A suivre.

PREMIERE SEMAINE D’ACCALMIE SUR LES MARCHES

La baisse a été historique sur les marchés, le rebond récent l’est aussi ! A la suite des annonces des différents plans de soutien gouvernementaux à travers le monde, les opérateurs boursiers semblent regagner en visibilité dans la tempête nommée Coronavirus… Les banques centrales ayant également assuré leur volonté d’amortir une partie du choc, et surtout de garantir la solvabilité des Etats. Même la hausse record du nombre de demandes d’allocations chômage aux Etats-Unis publiée hier n’a pas empêché les bourses américaines de clôturer en territoire positif. Le Dow Jones a même connu une hausse de plus de 11% sur la journée du 24 mars, une variation que l’indice n’avait jamais connu dans sa longue histoire !

Si cette reprise des indices actions est de bonne augure après la baisse fulgurante des dernières semaines, la volatilité risque de persister dans les semaines à venir tant il reste de questions relatives à la crise actuelle : quel sera l’impact sanitaire du Covid-19 aux USA ? Quelles seront les conséquences macroéconomiques sur le long terme ? Et LA question qui les résume toutes : toutes ces indications sont-elles intégrées dans les prix de marché dès aujourd’hui ?

N’ayant pas de boule de cristal à notre disposition, le positionnement de nos allocations continue d’être pragmatique : continuer d’accorder notre confiance dans les gestions qui ont su tirer leur épingle du jeu, grâce à leur positionnement et à leurs stratégies tactiques. Des fonds d’investissement déjà évoqués récemment répondent selon nous à ce positionnement et font figure de véhicules aptes à capter le rebond sur le long terme lorsque les conditions seront réunies.

LE POINT COVID-19 DU JOUR… ET LA BONNE NOUVELLE POUR FINIR LA SEMAINE !

Comme évoqué ci-dessus, les Etats-Unis comptent désormais plus de cas déclarés de Coronavirus sur leur territoire que n’importe quel autre pays, Chine comprise (selon leurs chiffres officiels à prendre avec beaucoup de précautions…). A l’heure où nous écrivons ces lignes, ce sont 558 500 personnes dans le monde qui ont été infectées, dont 127 600 sont déjà guéries. En Europe, l’Italie continue de se rapprocher d’une fin de crise, tandis que l’Allemagne affiche le taux de mortalité le plus faible du monde (0.62%) malgré ses presque 50 000 cas confirmés. Ce paradoxe s’explique en partie par le fait que les tests de dépistages de grande ampleur sont maintenus dans le pays et permettent de détecter le virus chez des porteurs n’ayant pas encore de symptômes, ce qui augmente les chances de guérison et diminue le risque de propagation. En France, ce sont 29 155 cas de Covid-19 qui sont recensés, et le Premier Ministre a annoncé cet après-midi la prolongation des mesures de confinement jusqu’au 15 avril minimum.

Toujours dans le but de finir la semaine sur une note positive, nous avons récemment appris que le Covid-19 mute moins rapidement que prévu. Avec en moyenne une ou deux mutations par mois dans son génome, c’est un rythme deux à quatre fois plus lent que la grippe saisonnière. Cela limite donc sa capacité à changer et à résister à un vaccin, dont la recherche s’en trouve par ailleurs facilitée.

Principaux indices

*Performance calculée sur les cours du 27/03/2020 à 17h30 heure française